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La Green Life De Nath
3 novembre 2023

Guide complet sur la Slow life 

Guide complet sur la Slow life

ou Comment se réapproprier son temps pour une meilleure qualité de vie ?

 

Voici un article invité rédigé par Elodie d’Elo rédac’, qui avait très envie d’écrire sur le sujet de la slow life, suite à sa transition personnelle et professionnelle dans ce mouvement, plus en cohérence avec ses valeurs écologiques.

Spoiler Alert : Dans la volonté de présenter toutes les déclinaisons de la slow life, cet article est assez long, alors pour vous diriger vers l’information qui vous intéresse particulièrement utilisez le sommaire et enregistrez cet article dans vos favoris pour y revenir plus tard.

Je vous recommande toutefois de lire l’introduction avant pour avoir la base de la réflexion de cet article.

 

Slow Life Prendre le temps de regarder un Coucher de soleil

 

La slow life a pour principe de base de ralentir votre quotidien pour enfin prendre le temps pour vous, pour vos plaisirs, pour vos proches, tout en travaillant et en vivant votre vie sans culpabiliser. Mais aussi, vivre une meilleure vie en respectant davantage l’environnement et profiter des belles choses que nous offre la Nature.

Pour cela il est important de comprendre une base fondamentale : le temps est une construction mentale. Cela veut dire que vous aurez toujours du temps, il est impossible d’en manquer. Le temps n’est pas un luxe, c’est une ressource inépuisable, car une minute fera toujours une minute dans votre journée. Cela ne changera jamais. Si vous n’avez plus de temps, c’est que vous n’êtes plus là.

La société de surconsommation vous fait accélérer dans votre tête à un rythme que vous ne pouvez gérer, ce qui génère du stress et pompe votre énergie. Vous avez la tête constamment remplie de choses à penser, vous êtes surmenés par l’extérieur. C’est tout cela dans votre tête qui vous fait prendre plus de temps pour réaliser une tâche et vous fait culpabiliser en fin de journée si vous n’avez pas terminé votre « to do list ». Mais le temps ne s’étire pas, une minute fera toujours une minute.

Alors au lieu de penser que le temps pose problème, recentrez-vous sur vous et regardez la liste de vos tâches et de votre organisation. Mais surtout, comprenez que c’est vous qui construisez votre temps. Plus vous accélérez le rythme en vous disant que vous devez en faire plus, plus votre stress augmente et nuit à votre concentration et votre efficacité. Et c’est un cercle vicieux. La slow life veut que vous repreniez le contrôle de votre temps, que vous redeveniez créateur de votre quotidien et de votre manière de vivre, non plus la société. Vous ne manquerez jamais de temps, mais vous devez pouvoir mettre le « holà » à vos « to do list » à rallonge.

 

Sommaire :

L’Origine du mouvement Slow : Une révolte à l’italienne !

Une vision humaniste de la Slow Food globale et responsable

Le slow parenting apaisant pour une cellule familiale « cocooning »

Une slow education expérientielle pour favoriser la découverte et la créativité

Une slow cosmétique naturelle qui se veut rassurante et créative

La slow fashion : plus qu’une mode, un courant qui se doit être persistant

Le slow tourism authentique et écoresponsable pour vous ressourcer

Adepte de la slow life en perso, passez en mode slow entrepreneur

Le slow marketing ou slow communication au centre des préoccupations humaines et écologiques

Un management 2.0 plus humain version slow

Résumé en questions sur la slow life et ses déclinaisons

 

Slow life style

L’Origine du mouvement Slow : Une révolte à l’italienne !

Tout a commencé le 20 mars 1986, lorsqu’un commerçant en Italie, Mr Bahbout, se met à penser que l’Italie est prête pour accueillir une franchise du géant McDonald's … Mais la réalité fut tout autre ! Implantée dans la magnifique ville de Rome, près de la Place D’Espagne, soit l’un des plus beaux quartiers anciens du pays, la franchise au grand "M" jaune faisait tache dans l’architecture italienne, et n’a pas été accueilli les bras ouverts !

Les Italiens étaient divisés, entre les curieux qui faisait plusieurs heures de queue pour goûter les hamburgers et ceux qui se révoltaient d’avoir un fastfood près de la célèbre Place d’Espagne, si touristique !

Malgré les attaques incessantes dans les journaux et les manifestations comptant des milliers de personnes, Mr Bahbout ne pliait pas ! C’est alors que Carlo Petrini, journaliste gastronomique, exerça une révolte digne d’un Italien : à coup de pasta !

Accompagné de quelques activistes, Carlo distribua ce jour-là des plats de pâtes à tous les manifestants, authentiquement préparés dans les règles de l’art local.

Le message a été percutant et Carlo se sent satisfait aujourd’hui du résultat ! Certes, le gigantesque McDonald's a bien ouvert et est toujours en place, mais les partisans amoureux de leur belle ville de caractère ont obtenu du commerçant qu’il réduise le "M" de l’enseigne à une taille raisonnable, pour respecter l’esthétique architecturale du quartier romain.

Toutefois, le journaliste gastronomique n’a pas souhaité s’arrêter là ! Pour lui, le problème qui est survenu à Rome en 1986, n’a été que l’élément révélateur d’une montée en puissance d’une homogénéisation de la nourriture à travers le monde entier. Et cela était hors de question ! Carlo Petrini veut de la diversité culinaire, le respect des traditions et des cultures pour une richesse en bouche. Mais pas que, il voit plus loin, il prend conscience de tout ce à quoi est relié la nourriture et qui disparaît petit à petit.

Le journaliste engagé créé donc cette année-là l’association Slow Food pour défendre une nourriture bonne, saine et juste. En 1989, il rejoint à Paris les représentants de 15 pays pour signer le manifeste Slow Food, qui marque la naissance du mouvement international. Des milliers de villes de par le monde sont désormais « lentes », adeptes du logo de l’escargot et de la charte l’accompagnant de 72 critères pour devenir « Cittaslow ».

 

Une vision humaniste de la Slow Food globale et responsable

Au commencement, la slow food avait pour but de défendre les traditions régionales culinaires, le plaisir de la gastronomie, la nourriture savoureuse au sens propre et un rythme de vie plus lent, pour reprendre le temps de cuisiner de bons légumes bien frais. Mais aujourd’hui, le slow food reconnait comme une évidence la relation de la nourriture avec l’environnement, les personnes, la culture et l’histoire, mais aussi avec la politique.

Le père fondateur du slow food, s’inquiète de l’impact néfaste de la modernité des fastfoods initiant et véhiculant de fausses idées sur la nourriture, modifiant ainsi le comportement des consommateurs de manière durable sur les générations à venir.

La slow food consiste en premier lieu dans une pratique conviviale, comme cela a toujours été, dans les festivités locales, les repas familiaux et même les temps d’apéros professionnels, lors d’événement qui marquait un ralentissement et un moment plus chaleureux propice à la connaissance plus approfondie. Pour mettre en pratique une telle convivialité, rien de mieux que préparer de bons petits plats tous ensemble, déguster des recettes traditionnelles ou encore faire découvrir une spécialité locale.

Pour cela, rien de mieux qu’un repas fait maison ( ou par un chef cuisinier ) avec de bons produits frais et de saisons, parfumés et pleins de saveurs ! Aller les acheter chez le producteur, au marché ou en boutique de vrac pour favoriser le circuit court est une bonne solution pour vous garantir aussi qu’ils soient sains.

De plus, ces lieux de prédilection pour trouver vos aliments vous permettent de générer moins de pollution par les transports de produits, mais aussi limiter les déchets et votre consommation de produits transformés. Redécouvrir la cuisine, les aliments et les saveurs un peu gâchés par des consommations industrielles faibles en goût est comme un jeu curieux, où vos sens sont à nouveaux mobilisés et votre appétence titillée !

En plus, si vous pouvez choisir de consommer chez des producteurs qui respectent les animaux et les végétaux lors de la production des produits, c’est le pompon ! Vous reprenez tous les nutriments mis à disposition dans les produits frais, vous concourrez à l’économie locale, à un prix juste pour les producteurs et artisans, et vous valorisez le bien-être des vivants durant toute la chaîne alimentaire.

Cette redécouverte de votre cuisine, faite pour la plupart durant les confinements, est très importante pour vous ramener un équilibre de vie : cesser de manger sur le pouce et accroché au téléphone, cesser de dire à votre corps qu’il se débrouille pour faire fonctionner la plomberie avec les mêmes nutriments quasi quotidiennement, au lieu de bénéficier de la richesse de tous ceux qu’offre la Nature, et aux saisons où vous en avez besoin.

La slow food permet donc un mieux être par les aliments, pour ralentir au moment des repas, recréer du lien autour de la nourriture ( vive les apéros dinatoires improvisés ! ), prendre plus soin de con corps et sa santé, et être plus attentif à l’environnement.

Tout ceci concourant au final à un relâchement mental. Pourquoi ? Déjà, manger varié vous permet de vous sentir mieux ( selon des études, varier ses assiettes lutte contre l’état dépressif, donc si vous avez une période frittes steak et que vous perdez de l’énergie, pensez à ajouter un légume ). Ensuite, vous décompressez en faisant une « activité manuelle » qui vous donne du plaisir par chacun de vos sens.

Parce que prendre le temps de se faire à manger, seul ou accompagné, c’est une activité aussi légitime que de travailler. Parce que vivre n’est pas travailler, vivre c’est un ensemble de moments de votre vie dans laquelle le repas et la nourriture ont une place importante.

 

Vive l'apérovive les bons desserts faits maison

 

 

Le slow parenting apaisant pour une cellule familiale « cocooning »

Depuis le début des années 2000, en Amérique, la slow life gagne la sphère privée et surtout les relations familiales, pour accomplir un ralentissement dont ont besoin les enfants, mais plus largement c’est la cellule familiale qui s’en voit changée et apaisée. Comment être parent autrement depuis les confinements ? Comment créer une cellule familiale plus à l’écoute et attentive aux besoins de chacun ?

C’est Carrie Contey, psychologue et co-créatrice de l’association « Slow family living », et autrice du livre du même nom, qui a fait émerger cette nouvelle manière de vivre en famille, inspirée du mouvement slow né en Italie.

Après un ralentissement sur les temps de repas, ici il s’agit de ralentir en se concentrant sur les enfants, revenir à leur rythme naturel de vie et d’apprentissage, qui ne peut que donner lieu à une continuité saine de développement.

Dans une société où la surinformation est maîtresse, la pédagogie s'ensuit en devenant chaque année plus exigeante avec les enfants, et les parents se font entraîner dans ce tourbillon de mode poussant leurs enfants à engranger de plus en plus d’informations et faire de plus en plus d’activités.

Cette course à la performance et la stimulation permanente pesant sur ces petites épaules ont des conséquences importantes : burn-out, hyper-activité, fatigue et perte de concentration, qui diminuent les capacités d’apprentissage des enfants. Cependant, moins les enfants aboutissent à des résultats ou réalisent une progression significative à l’école, plus l’exigence augmente et le stress s’intensifie, en réduisant la confiance en soi des enfants et moins ils arrivent à progresser. La boucle du cercle vicieux est alors bouclée !

Aujourd’hui, le slow parenting pointe du doigt la recherche fondamentale du bien-être et d’une meilleure vie pour les enfants, au sein de la cellule familiale, en apprenant à reprogrammer ses journées à la maison, ses occupations et ses temps à ne rien faire. C’est une prise de conscience de la vie familiale actuelle qui est à réaliser pour la faire évoluer et établir un nouvel équilibre.

Encore une fois « le moins pour le mieux » ! Pas besoin de surcharger l’emploi du temps de vos enfants pour qu’ils en aient plus dans la tête, au contraire ! On diminue les activités pour les enfants, on choisit des temps pour des activités qu’ils aiment, des temps pour leur faire découvrir de nouvelles choses afin qu’ils apprennent à faire des choix par eux-mêmes, faire renaître l’engouement de la prise de décision et stimuler leur créativité.

Mais il est aussi nécessaire de prévoir des temps seul, sans occupation, pour solliciter leur créativité, qu’ils réapprennent à réfléchir pour s’occuper, sans forcément passer par les écrans. Vous pouvez également choisir une liste de tâches/corvées ménagères à leur faire faire, seul ou avec vous, pour qu’ils gagnent en autonomie et se responsabilisent peu à peu.

L’important dans cette démarche est d’avoir des activités ensemble, favorisant la communication, le rapprochement émotionnel dans le partage de moments sans écrans ( le grand ennemi de la cellule familiale épanouie ), l’amusement ensemble et des moments d’apaisement. Car être parent ne veut pas dire simplement être une autorité qui dit « oui » ou « non ». Le slow parenting tente donc de vous aider à vous réapproprier votre temps de vie tous ensemble et le recréer à votre rythme et selon vos propres besoins.

Il y a le temps de l’école et le temps du travail qui sont régulés pour coordonner des milliers de personnes, puis il y a le vôtre, dont vous seul avez la charge de le réguler comme vous le souhaitez. « Ralentir » aujourd’hui, c’est prendre conscience que votre temps est le vôtre et que, ni la société et les normes qu’elle met en place, ni les personnes à l’extérieur, ni les événements imprévus ne peuvent vous prendre votre temps, ni cette capacité à créer votre réalité et celle de vos enfants.

Vivez le moment présent avec vos enfants ! Que ce soit au goûter ou au repas pour échanger sur la journée ( rappelez-vous l’idée de la slow food ), sans téléphone ou télévision pour que chacun soit à l’écoute de tous. Cela permet de redonner de l’importance à chaque membre de la famille, de renouer la communication, ou de parler de ses sentiments s’il y a un problème ou un mal-être passager.

Le truc avec les écrans, c’est que c’est un piège qui nous pompe toute notre énergie. Une fois devant un écran, vous vous immobilisez et vous n’en bougez plus ! Vous vous exposez au marketing des pubs qui vous vendent du rêve en permanence, sans même vous rendre compte que votre cerveau absorbe tout.

Si vous voulez tester le slow parenting, faites simple et choisissez une soirée durant laquelle il n’y a rien à la télé, et proposez autre chose : dîner long avec ou sans invités, jeux en famille, sortie cinéma ou lieux d’activités, une balade ( eh oui, on n’y pense pas, mais pas besoin d’être en campagne pour ça ), etc.

Bien sûr, garder une soirée film est aussi une très bonne activité familiale de détente, il faut juste faire la part des choses avec les écrans, afin qu’ils ne soient plus systématiques le soir. Les moments familiaux c’est comme la nourriture, c’est meilleur lorsque c’est varié et dans la demi-mesure ! Cette manière de vivre peut être très bénéfique aussi à une famille dans laquelle les membres sont un peu chacun dans leur coin, qu’ils ont tendance à oublier que la vie est là pour que vous viviez simplement, en prenant plaisir à ce que vous faites.

Dernière petite activité, à laquelle on pense moins en famille, c’est la lecture d’un livre. Je ne parle pas de l’heure du couché ici, je parle de passer par exemple, une heure ou deux le dimanche ( où personne ne sait jamais quoi faire ), à lire un chapitre tous ensemble par semaine. Vous placez ainsi dans vos moments familiaux un moment plaisir, de détente imaginaire ( donc différent du reste ), vous obligeant par sa nature à ralentir, tout en diminuant le stress. Selon la National Reading Compaign et les données physiologiques qu’elle a recueillies, six minutes de lecture diminuent votre stress de 60%.

 

Slow lifestyle en famille

 

Une slow education expérientielle pour favoriser la découverte et la créativité

Dans la continuité du slow parenting et la mise en lumière de plus en plus évidente du mal-être des enfants, lié à l’apprentissage et au stress exercé sur eux, la slow education repense l’apprentissage et aimerait réformer l’école pour recaler l’éducation sur le rythme naturel des enfants. Après la cellule familiale on s’attaque donc à l’école !

À l’heure où l’on exige des enfants de moyenne section de maternelle de savoir écrire et compter, des professeurs et des directeurs des Usa et d’Angleterre repensent une pratique éducative, qui arrive timidement en France, s’inscrivant dans la démarche slow, dans le but de lutter contre le décrochage scolaire et l’abandon scolaire.

La pratique favorise un allègement des apprentissages, en gardant des objectifs réalisables en termes de quantité, sans oublier la qualité de vie à l’école qui implique d’apprendre à développer son relationnel, sa communication, son potentiel émotionnel et ses compétences.

Mais le problème de l’éducation dans une société de consommation, c’est que l’accent est mis sur l’apprentissage des compétences pour former les enfants à produire le PIB du pays dès le plus jeune âge, réprimant au dernier plan l’émotionnel ( fondement même de l’humain ! ) ce qui nuit au bien-être à l’école.

La slow education, comme la présente Joan Domènech dans son « Éloge de l’éducation lente », est inclusive quel que soit le niveau de rapidité d’apprentissage des élèves. Elle privilégie l’application individuelle pour permettre à tous les enfants d’avancer à son rythme et éventuellement de s’entraider. C’est une éducation qui met en avant la communication entre les enfants, et certains établissements utilisent même du mobilier adapté à cette ouverture d’esprit pour ne pas créer de barrière physique entre les enfants.

L’enfant, à l’instar des adultes, doit reprendre la maitrise de son temps pour lui permettre de diminuer son stress et augmenter son estime de soi, en voyant tout ce qu’il accomplit dans le temps de sa journée, au lieu de sortir de l’école avec des « Je n’ai pas réussi ça », « Je n’ai pas pu finir », « J’aurais moins parce que je ne suis pas allé au bout », etc.

La slow education est pensée en décloisonnement des matières, avec l’utilisation de méthode participative pour valoriser les échanges, la mise en place de temps non productifs pour permettre le développement de la créativité.

Contrairement à l’éducation traditionnelle qui veut que l’on mette en place un savoir dans les têtes des enfants, à tel moment de la journée pour tel savoir, et passer à un autre savoir à ce moment-ci de la journée, ici on fait acquérir le savoir à l’enfant quand il est prêt à le recevoir. Et un enfant stressé et éprouvant de l’anxiété ne peut être disposé à recevoir un savoir.

Finalement prendre le temps d’apprendre, c’est aussi prendre le temps de se découvrir des talents et des centres d’intérêt, comme les choses moins attrayantes. La slow education c’est apprendre le monde qui nous entoure, s’éveiller par l’expérience et se découvrir soi-même. Soit tout ce dont les enfants en bas âge devraient avoir à se préoccuper.

Une phrase de l’auteur que j’aime beaucoup et que je pense suffisante pour résumer cette philosophie éducative : « L’éducation nécessaire du temps sans temps ». Atteindre un objectif pédagogique est une chose, mais déterminer un temps pour l’obtenir est contre-productif à mon humble avis.

Joan Domènech veut une rénovation de l’éducation et c’est effectivement le terme qui convient : un chantier dont les fondations mêmes sont à revoir. La société a avancé, les Hommes ont avancé, mais l’éducation n’a jamais été repensée pour s’adapter à cette métamorphose de l’humain et de ses besoins dans cette nouvelle société consumériste.

 

Prendre le temps de lire

 

Une slow cosmétique naturelle qui se veut rassurante et créative

C’est Julien Kaibeck, aromathérapeute et cosmétologue, qui crée en 2012 l’association Slow cosmétique en Belgique pour démocratiser une cosmétique naturelle et transparente, mais aussi alerter sur tout ce qu’on trouve dans les produits industriels traditionnels. Entre perturbateurs endocriniens, éléments naturels mais pas vraiment, greenwashing et une liste d’ingrédients longue comme le bras incompréhensible. Stop !

Il faut prendre conscience de quelque chose de très important avec la cosmétique, que l’on apprend généralement lorsqu’on change de manière de consommer : les produits cosmétiques nourrissent votre corps ! C’est-à-dire que tout ce que vous mettez dans votre corps et sur votre corps/peau pénètre votre peau et va dans votre sang et vos tissus, tous ces ingrédients de tous ces produits vont dans vos organes, dans vos cheveux, etc.

Voilà quelle importance la cosmétique a, à l’intérieur de votre corps, au-delà de l’aspect visible de votre beauté extérieure. C’est pourquoi il est important de vous alerter sur tout ce que vous consommez comme produits cosmétiques.

Les exigences de la slow cosmétique se portent à la fois sur le produit et sur le marketing choisit par l’entreprise, qui doit être transparent et responsable, et se répartissent en 4 critères : l’environnement, le raisonnable, l’intelligence et le sain.

La cosmétique que vous utilisez en mode slow doit être éco-conçu et avec des ingrédients naturels ou bio, voire peu transformés ( pas de toxicité, pas de pétrochimie ou de chimie plastique, etc... ). Suivant la voie de la slow food, valorisant et respectant les producteurs locaux, les ingrédients en slow cosmétique doivent provenir d’un circuit court et être locaux également, ainsi que permettre une rémunération juste.

Le label slow cosmétique créé par l’association, bien que ne garantissant pas les produits végans, impose le respect de traitement des animaux et des végétaux dont ils sont issus et les personnes à qu’ils sont destinés. Ils doivent être éthiques et respecter des promesses réalistes.

Par exemple, permettre d’utiliser un seul produit au lieu de 5 produits pour votre routine est vivement encouragé. Vous consommez mieux et moins. Le produit est plus cher en général qu’un produit traditionnel, mais c’est parce que ces produits sont un concentré d’ingrédients naturels et de principes actifs issus de la nature, qui permettent de répondre à plusieurs besoins en un produit. Ces produits vous permettent un gain de temps dans votre routine non négligeable.

Prendre du temps pour soi doit être un plaisir, vous avez le droit et il est légitime que chaque jour vous faites quelque chose pour vous faire du bien, pour vous aimer, pour aimer votre corps et éprouver un bien-être à vous occuper de vous. C’est tout aussi légitime que de travailler. Mais ce temps que vous vous accordez ne doit pas être source de stress, la semaine par exemple, comment faire une routine d’une heure le matin ? Avec tout ce qui existe vous devez pouvoir faire une mise en beauté avec un soin unique complet, sans avoir à courir derrière pour « rattraper le temps ».

Se réapproprier son temps c’est aussi se donner le choix de faire les choses différemment que ce que vous faites actuellement, pour mieux l’adapter à ce que vous souhaitez mettre en priorité dans votre vie. Toujours dans une optique de profiter de votre vie. Ce n’est pas la société qui la vie votre vie, mais vous.

Le petit plus, si vous finissez par n'utiliser que des produits naturels ou DIY fait à partir des aliments de votre cuisine ( ce qu’encourage aussi la slow cosmétique ), vous réalisez une dépollution de votre corps, intérieur et extérieur. Vous donnez des éléments naturels variés à votre corps ( en complément de votre alimentation ), donc ceux dont il a besoin pour faire son travail. Les produits pétrochimiques que vous avez utilisés finissent par être expulsés, mais comme vous n’en consommez plus, petit à petit votre corps fonctionne mieux.

Il faut savoir aussi que la pratique de la Slow cosmétique rejoint en certains points le zéro déchet. D’ailleurs, il est intéressant de savoir que l’association met en place des ateliers pour apprendre à créer vos propres cosmétiques, en informant sur différentes huiles essentielles et naturelle à utiliser. Mais pour avoir des recettes de cosmétiques, vous pouvez aussi opter pour un bon livre de recettes zéro déchet, vous y trouverez des recettes de produits pour toute la maison !

Vous avez envie d’en apprendre un peu plus sur la slow cosmétique ? Voici un article qui devrait vous plaire ! En plus, vous pourrez découvrir « Esprit Léger », une marque dans le mood slow !

 

 

Slow Cosmétique Alors ça Pousse

 

La slow fashion : plus qu’une mode, un courant qui se doit être persistant

Le terme de la slow fashion n’a été créé qu’en 2007 par la chercheuse, consultante et militante du design Kate Fletcher, qui fut la première à rapprocher au mouvement Slow food tous les événements depuis 1990 dans le monde de la mode, visant à éveiller les consciences sur l’impact de la production rapide des vêtements, la « fast fashion ».

La slow fashion a été initiée par des articles de presse, des stylistes, des créateurs comme : Katharine Hamnett, Giorgio Armani, Natalie Chanin,  Stella McCartney, tous mettant en valeur une possibilité de créer en respectant la nature, en traitant correctement les animaux et végétaux ou en travaillant avec les artisans locaux.

L’idée de la slow fashion était alors née et lancée dans le monde de la mode. Elle s’est répandue et concrétisée par les publications d'Elizabeth L. Cline ou encore l’écrivaine de mode Georgia Straight, qui a inventé le terme de « Slow clothes movement », avant d’arriver à la publication de l’article de Kate Fletcher dans « The Ecologist », en 2007 où elle créa le terme de « Slow fashion » s’inscrivant dans le mouvement international slow.

L’objectif de la slow fashion n’est pas de dire « arrêter d’acheter », comme d’ailleurs c'est le cas pour tout le mouvement slow food, mais dans le secteur de la mode des préjugés s’installent vite : « Si tu achètes de seconde main c’est que tu n’as pas d’argent », « Acheter de seconde main c’est sale », « Acheter des vêtements écoresponsables c’est trop cher, je préfère aller à Primark », « Je n’achète pas de fast fashion, j’achète chez Zara, H&M et Mango, c’est cher là-bas donc.. ».

Avec la slow fashion il s’agit aussi de consommer autrement, et dans cet après COVID tout le monde sait maintenant, comprend ce que signifie « consommer autrement ». Avec la hausse des matières premières, les consommateurs réfléchissent avant de faire un achat et se disent « Est-ce que j’en ai besoin ? Non, j’ai déjà ça qui pourrait aussi me servir à ça, donc je ne l’achète pas ». C’est exactement la même chose dans la mode.

Vous restez dans le plaisir, vous restez dans la volonté d’être beau et présentable, de vous faire du bien, vous restez dans votre volonté d’être unique et d’exprimer votre personnalité, mais vous abordez le prix de manière différente. Le prix dans la mode traditionnelle c’est du marketing. Ils ont tellement descendu les prix de production en baissant la qualité et en exportant la production à l’étranger, qu’il s’agit ensuite simplement de savoir quel bénéfice ils veulent faire pour déterminer leur prix de vente.

Mais en slow fashion le prix c’est quoi ? C’est le choix de créer avec des artisans locaux donc donner à manger à des Français ( soyons pragmatique pour être concret ) sans faire travailler des enfants dans des usines à l’étranger. C’est choisir des matières premières naturelles et créer des habits 100% naturel, pas 10% naturel et le reste en polyester, nylon ou élasthanne produit par du pétrole. Ou des vêtements créés exclusivement avec des tissus réutilisés pour éviter qu’ils arrivent dans l’océan.

Mais ce prix c’est aussi un vêtement sur la durée. L’obsolescence programmée des habits comme de tous les produits de la société de consommation, fait que vous gardez vos habits en bon état plusieurs mois, voire un an si vous avez de la chance. Ce n’est plus suffisant. Aujourd’hui, sauriez-vous reconnaître une vraie bonne qualité de tissu entre vos mains tellement vous avez été habitués à vivre dans la consommation de produits faits pour être jetés ?

Ce prix c’est tout ça ! Mais si vous en êtes à acheter des vêtements écoresponsables, ce n’est pas que vous avez gagné à l’EuroMillions, mais uniquement que vous avez compris par exemple que superposer plusieurs t-shirts et pulls l’hiver n’a pas de sens si vous pouvez juste avec un pull sur un t-shirt, car il est vraiment chaud, voire même un t-shirt sous un manteau d’hiver réellement épais. Si un jour vous abordez cette démarche slow, vous comprendrez que c’est un rapport à l’argent aussi que vous modifiez et vous vous rendez compte que c’est l’élément le plus stressant de votre vie.

Prenez le temps de vous habiller et de vous aimer mais aussi, prenez le temps de réfléchir à ce que vous portez pour que vos actions soient en cohérence avec qui vous êtes. Ralentir dans la consommation de la mode, c’est plus complexe, mais c’est rarement par là que l’on entre dans la slow life. C’est tellement complexe d’arriver à ne plus surconsommer les habits, qu’il faut d’abord être un peu dans le slow, dans la diminution de moins consommer avec un soupçon de minimalisation ( qui va de pair au final ) pour arriver à comprendre ce que représente un prix slow fashion.

La slow fashion vous la connaissez, vous la regardez de loin et vous vous dites « J’irai bien mais je n’ai pas d’argent pour le moment ».

Alors je vous dis : « N’y allez pas ! ». Mais lisez sur le sujet de temps en temps. Apprenez quelles sont les marques qui constitue la fash fashion et celles qui ont de vrais engagements. Prenez le temps d’apprendre sur ces sujets importants, mais plaisants, des sujets qui vous touchent personnellement, sans vous frustrer. Car nous allons tous à notre rythme. Soyez curieux et regardez sur internet les créateurs écoresponsables qui se trouvent dans votre ville et les vides dressing slow ou de marques ( pour éviter les Primark & Co ). Visitez-les sans acheter, regardez les marques et les matières. Parlez aux gens.

Le jour où vous serez assez en confiance avec votre porte-monnaie, alors vous saurez qui aller voir et où aller.

 

Miroir mon beau miroir, La Slow Fashion et moi - 2

( trente ans que j'ai ce chemisier, acheté lors d'un défilé de mode ! )

 

Le slow tourism authentique et écoresponsable pour vous ressourcer

Le slow tourism est directement issu du slow food. Comme je l’ai expliqué, la nourriture est intimement liée à tous les événements de la vie, aux émotions que cela implique et à votre état d’esprit. Le slow est un choix de vie quotidien qui ne prend pas fin parce que vos vacances arrivent.

Vous pouvez faire la découverte du slow trousim au milieu d’une vie moins lente ou partir en slow pour vous permettre de garder un rythme d’escargot durant vos vacances et profiter de vos voyages avec la même intensité nouvelle que dans votre quotidien. Après tout, les vacances sont faites particulièrement pour prendre du temps pour soi ! Le slow tourism vous incite à profiter de ce temps comme vous le feriez chez vous, mais en voyage et guidé par l’aventure !

Au programme slow : faites un voyage riche et authentique, prenez le temps de découvrir la localité que vous visitez, utilisez des moyens de transports respectueux de l’environnement et pratiquez un tourisme durable valorisant le patrimoine naturel et local.

Autrement dit, vous redevenez acteur de votre voyage en participant à des activités locales uniques que vous ne feriez nulle part ailleurs, vous utilisez tous vos sens pour découvrir la nature et le terroir : les magnifiques paysages, l’odeur des fleurs et des produits artisanaux, les saveurs des spécialités et les bruits inconnus de ce nouveau lieu qu’ils soient animaliers, mécaniques ou humains. Partez à la rencontre de nouvelles personnes et échangez avec eux pour apprendre des anecdotes, la culture et les habitudes locales, ce qu’ils vous recommandent comme lieux culturels, naturels ou patrimonial.

Dites adieux aux voyages centrés sur les lieux ultra-commerciaux dont le seul but est de vous vider le porte-monnaie, les franchises ou les géants internationaux et l’homogénéisation de tous les produits qu’on vous vend ( nourriture, déco, ustensiles, habits ... ). Vous redevenez actif et maître durant votre séjour, c’est-à-dire que vous ne vous laissez plus guider par les chemins préconstruit de votre esprit qui vous amène dans des lieux où votre temps est dicté par la consommation. Ce qui ne veut pas dire obligatoirement « direction la campagne » !

Préférez visiter les artisans, les artistes, les fermes et les champs de vignes, et lieux spécifiques à la ville que vous visitez. Renseignez-vous sur les festivals locaux et fêtes locales liées à l’Histoire de la ville, immergez-vous dans les traditions et le folklore, mettez un petit soupçon d’inhabituel dans votre voyage qui l’enrichira rapidement. Vous allez ainsi encore une fois privilégier les circuits courts et la rémunération des acteurs locaux. Sans oublier que les liens que vous tisserez avec eux et vos souvenirs vous permettront de les aider à rayonner au-delà de leur frontière, et donner envie à d’autres d’aller les découvrir. La convivialité est vraiment un maître mot dans le slow tourism ( un principe très fortement lié à la slow food ).

Vous faites le choix de construire votre temps, selon votre besoin et vos envies réelles. Il est choisi plutôt à l’instar d’un carpe diem qu’une organisation par des guides et des chemins touristiques balisés par des partenariats économiques. Vous gardez le ralentissement en slow tourism hors du quotidien du travail, pour faire un ressourcement plus important, prendre conscience de soi, de vos proches et vous recentrer sur l’authenticité autour de vous, comme à l’intérieur de vous, cette richesse qui vous apporte une meilleure connaissance de vous et de la vie qui vous entoure.

C’est le temps des moments de bien-être, de partage, de ressourcement du corps et de l’esprit pour exercer un lâcher prise sur le mental, notamment en essayant de mieux respirer en se débarrassant du stress de l’organisation quotidienne. Le fait d’employer des moyens de transports doux pour l’environnement, vous permet aussi de slow travel pour ceux qui ont beaucoup plus de mal à ralentir leur rythme.

Vous pouvez opter pour le vélo, la trottinette ( non électrique ), le skateboard ou le cheval, la vache si vous êtes à la campagne. Sachant que 20% des déplacements font moins de 1 km et que 50% d’entre eux se font en voiture, c’est énorme !

En bref, immergez-vous dans un autre lieu, une autre temporalité, avec d’autres personnes, dans d’autres traditions culturelles et historiques, pour couper complètement votre cerveau de votre quotidien.

Si vous souhaitez découvrir davantage le slow tourism et connaître une organisatrice de voyage qui peut vous aider pour votre premier voyage slow par exemple, l’article que j’ai rédigé pour Les Escapades de Flo pourra vous aider.

 

Slow tourisme, prendre le temps

 

 

Adepte de la slow life en perso, passez en mode slow entrepreneur 

Le slowpreneuriat, slow entrepreneuriat ou slow business est plutôt destiné aux entrepreneurs seuls, mais cette pratique peut tout à fait s’appliquer aux dirigeants des PME par exemple ou startup. Le but de cette démarche est de créer un environnement de travail efficace et serein, tout en équilibrant votre vie personnelle et professionnelle.

Selon Pierre Moniz-Barreto, le slow business repose sur la décélération et la détoxification. Autant dire que ce n’est pas une mince affaire ! Donc vous vous détendez, vous ralentissez dans votre tête et vous vous posez pour comprendre déjà ce qui fonctionne le mieux dans votre business. Faites un tri comme un ménage de printemps, et cessez de rallonger vos « to do list ». Posez-vous des objectifs sur le long terme, au mois et à l’année : ainsi vous avancerez.

Le centre de votre affaire c’est vous, si vous lâchez en cours de route parce que vous êtes surmené cela ne sert à rien, et en plus, si vous lancez votre business c’est parce que vous aimez votre métier non ? Alors prenez du plaisir dans votre travail ! Si vous avez des process que vous pouvez standardiser, faites-le, cela vous libérera du temps et de l’espace dans votre tête pour ne pas avoir à y penser. Si vous pouvez déléguer certaines tâches à des sous-traitants comme l’administratif, cela vous permettra de moins vous éparpiller et soulager encore votre esprit.

Mais surtout, essayez d’identifier votre bon rythme de travail. Par exemple, sur une semaine tentez de caser à la fois votre prospection, vos travaux clients, votre administratif, vos temps de pause journaliers, vos temps de repas (différents des temps de pause), vos loisirs, vos rendez-vous pro et perso. Est-ce que cela fonctionne ? Est-ce que toutes ces tâches sont à réaliser toutes les semaines ? Faites des ajustements pour la semaine suivante.

Également le slow business vous encourage à travailler votre concentration. Faites un peu le tri dans tout ce qui vous déconcentre dans votre environnement. Principalement, ce sont les sonneries et notifications de téléphone intempestives qui viennent en tête de liste.

Désactivez la sonnerie des notifications et gardez celle des appels, d'autant que sur la plupart des smartphones vous pouvez choisir ce que vous mettez en sourdine. N'oubliez pas aussi de fermer votre boîte mail. Mettez-vous une plage ou deux par jour pour vous en occuper, puis fermez-la. Ne restez pas pendu en attente devant celle-ci pour répondre dans l’immédiateté et vous couper sans arrêt dans votre travail.

Ralentir votre temps en slow business, je dirai que cela revient un peu au temps sans productivité que l’on encourage pour les enfants, le ralentissement vous permet d’être plus créatif, productif et efficace puisque vous ne demandez plus à votre cerveau de traiter trop de choses en même temps. Il peut se concentrer sur une tâche à fond et développer les idées liées, plus loin que lorsqu’il est constamment sollicité.

Encore une fois, faire moins c’est faire plus en efficacité et faire mieux pour ses clients. Nous sommes ici dans le cadre de la vie professionnelle, que nous avons bien segmentée par rapport à la vie personnelle. Mais c’est votre vie. Le côté professionnel de votre vie est régulé par rapport à la masse de personne qui travaille aussi dans le monde, mais à votre échelle c’est votre vie.

Et si vous n’êtes pas heureux dans votre travail, si vous sentez que votre travail vous pèse ou si cela va trop vite dans votre tête et que tout se mélange, vous avez le droit de le dire et de gérer votre temps autrement. Car c’est le temps de votre vie dont il est question, pas celui de l’entreprise où vous travaillez (salarié, entrepreneur ou autre) ni celui de la société, ni celui des collègues. C’est votre vie et personne d’autre que vous ne peut réorganiser le temps de votre vie au quotidien pour que vous alliez mieux.

 

Plage de Châtelaillon-Plage - 2

 

Le slow marketing ou slow communication au centre des préoccupations humaines et écologiques

Que ce soit dans la communication ou le marketing, ces métiers sont très proches, l’authenticité et le naturel sont rois ! Mais le maître mot comme dans l’écologie est la « sobriété » : Less is more, ou le slogan français : « Faire moins mais mieux ».

Dans l’optique du ralentissement qui est promu par le slow marketing, vous prenez le temps de penser votre stratégie, penser ce que vous allez communiquer et à qui, pour adapter vos actions marketing. Prendre le temps de réfléchir avant d’agir pour cibler les bonnes personnes, apprendre à connaître ces personnes en leur parlant ou en communiquant d’une manière ou d’une autre avec eux, dans le but de pouvoir coller ce que vous offrez à leur réalité. Sinon à quoi pouvez-vous bien servir ? Créer des besoins dans un océan de besoins inutiles, que les consommateurs commencent à identifier de plus en plus comme tels, ne fera que vous desservir.

Mais le plus difficile dans le slow marketing est de ralentir ! Ici cela veut dire « lâcher prise » ! Ne courez pas après les clients ou consommateurs en publiant partout et à tout-va, sans aucun sens. Abandonnez une fois pour toute la quantité ! La quantité de réseaux sociaux, la quantité de publications, la quantité de posts, la quantité d'anxiété, etc.

Nous ne sommes plus dans l’ère du rêve absolu et du produit ou service parfait. Les consommateurs sont désormais dans la course du temps mais aussi l’inquiétude de leur santé et bien-être, plus que jamais cela n’a été auparavant. Comme je l’ai expliqué en introduction, le stress et l’empressement sont liés, tout autant que la réalité dans laquelle ils sont. Un marketing quantitatif incessant ne fait qu’ajouter à ce stress et son inutilité fait fuir les consommateurs.

Vous pouvez donc avoir un vrai marketing à impact qui fait sens, en rédigeant des articles basés sur les besoins qu’ils émettent, tout en expliquant le choix d’une prospection moins encombrante et intrusive dans leur quotidien, à laquelle ils vont adhérer directement !

Combien de personnes ouvrent leur boite mail en découvrant des tas d’articles de blog inutiles qui ne sont que des redites sans nouvelle information ? Quant au contenu direct des mails, combien sont vraiment rédigés pour vous ? Le gros problème du marketing traditionnel et de sa communication est qu’ils se basent plutôt sur le résultat et le ROI, et dans la tête des entreprises, il est difficile d’accepter que « moins c’est mieux » !

Le marketing table sur le travail de masse et sort des gros chiffres pour impressionner, alors que le slow marketing table sur la réalité des consommateurs. L’humain est mis de côté dans le traditionnel ! Alors on est et reste dans la généralité au niveau du contenu.

La stratégie du slow marketing est centrée sur le blog, c’est pour cela que l’on parle principalement d’articles et de mails. C’est une stratégie d’attraction pour montrer au client potentiel, quand il arrive à vous que vous êtes en capacité de répondre à son besoin. Au contraire de la stratégie traditionnelle qui va chercher le client potentiel qu’elle ne connait pas, lui créer des besoins pour vendre les produits et services créés.

 

En slow on se base sur le client et le consommateur, mais dans la méthode traditionnelle, la stratégie est exclusivement basée sur l’entreprise qui vend, et crée des contenus égocentrés sur elle et son besoin. Le slow marketing soutient donc une stratégie moins intrusive et plus respectueuse du client. Elle promeut aussi à l’instar du mouvement slow la transparence des entreprises et une communication authentique.

Ce marketing est orienté pour les entreprises écoresponsables et éthiques, car il permet aussi de limiter l’impact carbone sur l’environnement par la sobriété. Ceci se traduit par un nombre de contenus moins important à créer et publier, mais de meilleure qualité. Ainsi vous faites économiser l’attention de votre client potentiel et son travail de recherche d’informations sur un sujet que vous avez traité de manière complète dans votre article.

Les avantages de cette pratique pour les entreprises, c’est d’avoir une communication qui lui ressemble vraiment, qui est expressive et lui permet de s’adresser précisément à des profils de cibles plutôt qu’à des stéréotypes, elle produit moins de carbone puisqu'elle prévoit de créer moins de contenus et fait attention à optimiser l’éco-conception de son site.

Côté client, vous êtes attentif à lui et il le voit, vous ne le harcelez pas de pubs, d’annonces, de SMS, de bannières ou autre pour faire votre pub. Vous acceptez qu’il n’est pas besoin de vous à l’instant T, mais qu’il soit tout à fait intéressé par votre service ou produit, mais pour plus tard puisque lui aussi fait les bons choix pour son entreprise comme vous. Vous parlez d’humain à humain et avez donc ce respect sans forcing de prospection, sans pour autant être passif. Quant à vos contenus, vos clients potentiels savent que quand ils en ouvrent un, ils trouveront un contenu riche avec toute l’information à ce sujet [ou presque].

La stratégie slow marketing dans son ensemble préconise également l’utilisation des réseaux sociaux et du SEO, comme la vidéo, les avis et tutoriels. Mais comme pour l’aspect blog, pour tous ces usages soyez dans la sobriété. Ne vous embarquez pas sur tous les réseaux si ce n’est pas nécessaire, écologiquement cela ne fait pas sens !

Alors quoi rime de prendre le temps en marketing ? Pourquoi ralentir ? Vous devez prendre plus de temps en amont sur votre stratégie pour travailler la cohérence de vos actions et vos valeurs. Vous devez pouvoir exprimer la personnalité de votre entreprise pour appeler au travers de vos actions les bonnes entreprises/consommateurs. Mais pour cela, vous devez aussi prendre le temps de savoir qui sont ces entreprises/consommateurs et quelle est leur réalité. Autrement, votre marketing n’aura aucun sens.

Vous allez penser immédiatement chiffres en lisant ceci, mais n’oubliez pas une chose : Google dit qu’il veut que vous vous préoccupiez plus des visiteurs de votre site que de ses robots, et ce que veulent vos consommateurs c’est quoi ? Moins de blabla, plus d’informations utiles et moins de remplissage de boite mail. Donc du slow marketing !

Le slow marqueting tout en sobriété numérique écoresponsable ?  Agence Slowmarketing ( Eloredac.com )

 

Slow life style

 

Un management 2.0 plus humain version slow

Le slow management reprend les besoins fondamentaux de la pyramide de Maslow pour travailler la motivation des équipes, alors que le management traditionnel se réfère plutôt au Taylorisme accès sur la productivité. Nous avons d’un côté les employés au centre d’une démarche de « productivité fonction du bien-être des salariés » et de l’autre des salariés considérés comme une ressource de l’entreprise au même titre que les machines.

La philosophie du slow management englobe la responsabilité environnementale de l’entreprise, éthique et sociale. Elle se rapproche aussi des mouvements de la décroissance, du management équitable et d’autres encore. Elle remet l’humain au cœur de ce métier. La productivité de votre entreprise ne va pas au-delà et n’est pas prioritaire sur la santé et l’épanouissement de vos salariés. Au contraire c’est un travail sur l’équilibre que vous devez faire.

L’entreprise tente de pallier les besoins fondamentaux de ses salariés, comme les besoins physiologiques, ce qui se traduit généralement par gagner assez d’argent pour manger, dormir et se vêtir. Puis le besoin de sécurité, qui se base aussi beaucoup sur l’argent pour avoir un toit sur la tête et avoir un cercle affectif stable. Donc au travail, encouragez la communication et les relations entre les employés et avec les cadres.

Ceci aboutissant au besoin d'appartenance d’une équipe de travail avec des relations saines, sans concurrence et dans la bonne entente, voire un cercle amical professionnel. Cette démarche amène à satisfaire le besoin d'estime des salariés et d’accomplissement personnel pour obtenir le respect de ses collègues et leur confiance.

Le besoin d'accomplissement arrivant donc naturellement grâce à la mise en avant du potentiel des salariés, de la mise en valeur de leur travail, de l’écoute active. Sollicitez une communication plus active entre employés mais aussi entre vous et eux. Ouvrez les portes de votre bureau et promenez-vous à la rencontre de vos employés. Vous renouez contact avec eux, avec leurs problématiques et leur réalité du quotidien professionnel. Vous serez plus à même à palier les problèmes d’équilibre vie pro/perso de votre personnel et améliorer leur bien-être.

Mais la vie professionnelle ne s’arrête pas à la porte du bureau, vous pouvez encourager les échanges en dehors du travail pour lier des affinités et faire que tous se sentent inclus dans une équipe et dans l’entreprise. Résultat : une équipe plus à l’aise en tant qu’individu et en groupe, moins de stress et plus de légèreté dans les relations de travail.

Au-delà du côté humain, du comportement plus naturel et moins quantifié par le profit et la productivité comme le souhaite la société de consommation, cette pratique managériale met aussi en valeur les gestes écoresponsables à petite échelle et que les salariés peuvent reproduire également chez eux. Par exemple, la limitation des déchets, la diminution de la consommation de l’énergie, la mobilité douce.

Le respect de l’humain et de la Nature est donc au cœur de ce management avec des rapports de confiances, durables et basés sur une communication sincère. Prendre le temps ici, comme dans tout secteur professionnel auquel s’applique le slow, se traduit au final par un retour à l’essentiel, à l’authentique, au comportement naturel et à une mise en action en cohérence avec ces valeurs humaines.

Vous êtes plus en conscience de tous les problèmes qui ont cours sous vos yeux car vous vous rapprochez des personnes de votre quotidien professionnel. C’est une nouvelle proximité qui s’installe, qui conforte des relations et en créés de nouvelles, une nouvelle manière de travailler ensemble, plus riche et encourageante, dans une bienveillance productive.

 

slow management

 

 

En espérant que cet article vous aura plu et aura pu vous permettre d’approfondir le concept de la slow life dans la vie privée et professionnelle. Si vous avez des questions ou des infos complémentaires, n’hésitez pas utiliser les commentaires !

Belle journée à tous !

 

Résumé en questions sur la slow life et ses déclinaisons

L’Origine du mouvement Slow : Une révolte à l’italienne !

C’est dans les années 80 en Italie que le mouvement slow est né, lors d’une manifestation où Carlo Petrini a distribué des pattes pour exprimer son mécontentement face à l’homogénéisation de la nourriture dans le monde.

Une vision humaniste de la Slow Food globale et responsable

Selon Carlo Petrini la slow food est globale car elle touche autant à la culture, à la tradition locale, à l’héritage, aux liens familiaux, à la convivialité, à la politique et à l’équité de la rémunération des artisans sur toute la chaîne, à partir de la productivité jusqu’à sa commercialisation, à travers le monde.

Le slow parenting apaisant pour une cellule familiale « cocooning »

Le slow parenting est le fait de vivre plus au rythme naturel des enfants au quotidien afin de permettre une dépressurisation et un allègement de leur agenda. Mais renouer avec leur rythme naturel encourage au final toute la famille à changer ses habitudes et ralentir pour se retrouver davantage ensemble.

Une slow education favorisant la découverte et la créativité

Place au ralentissement à l’école avec la slow education, pour ne plus surcharger la tête des enfants et permettre leur épanouissement également dans l’apprentissage. Mais, le but ici

est surtout de permettre l’apprentissage essentiel des enfants, non pas de toutes les connaissances que la société souhaite inculquer aux enfants.

Une slow cosmétique naturelle qui se veut rassurante et créative !

Acheter n’importe quoi est désormais terminé, nous entrons dans une ère où nous voulons savoir ce qu’il se trouve dans les produits que nous consommons. La slow cosmétique promeut cette transparence, des produits sains ou fait soi-même, qui ne polluent pas. Son label permet d’identifier des marques respectant ces critères.

La slow fashion : plus qu’une mode, un courant qui se doit d’être persistant

La nouvelle façon de consommer doit arriver à plus forte raison dans la mode à cause de sa pollution des mers et océans, et c’est désormais chose faite avec la slow fashion. Préférez des habits écoresponsables et faisant travailler des artisans locaux et éthiques. Mais pas la peine de vous stresser pour passer à la slow fashion, informez-vous avant et faite ça à votre rythme.

Le slow tourism authentique et écoresponsable pour vous ressourcer

Le mouvement slow ne s’arrête pas si vous partez en vacances, c’est un art de vivre. Le slow tourism vous encourage de pratique un tourisme différemment que centré sur les lieux commerciaux. Allez à la rencontre des habitants locaux, faites des activités typiques, soyez au contact de la nature et baladez-vous en mobilité douce.

Adepte de la slow life en perso, passez en mode slow entrepreneur !

Être entrepreneur n’est pas chose facile, maintenir un équilibre vie pro et vie perso non plus. Le slow business vous permet de vous équilibrer, de faire le trie dans ce qui est essentiel et permettre d’évacuer du stress et de la charge mentale au quotidien pour vivre pleinement votre activité.

Le slow marketing ou slow communication au centre des préoccupations humaines et écologiques

Le slow marketing valorise l’authenticité et la communication naturelle et personnalisée. Vous travaillez avec vos éléments différenciant pour créer une communication en accord avec vos valeurs afin d’être pertinent. Mais également faire ce travail en sobriété permet de diminuer l’impact numérique sur l’environnement.

Le slow management plus humain et respectueux

Le slow management se base sur l'idée que plus vos salariés sont bien dans votre entreprise et dans leur équipe et plus ils seront productifs. Mais en même temps, attention à ne pas retomber dans le « toujours plus ». Vous devez ralentir et vous recentrer sur leur bien-être et le vôtre, non pas pour les recharger derrière mais pour leur permettre un épanouissement tout en aboutissant aux objectifs réalisables de productivité.

 

 

Cet article a été rédigé par Élodie Lenoir – Elo rédac’, agence de slow marketing.

Commentaires
S
Hello à vous deux,<br /> Je trouve cette thématique hyper intéressante ! C'est vrai qu'on passe son temps... à courir après le temps, la réussite, la performance, et on accumule stress, anxiété et vie remplie de difficultés. La vérité est peut-être ailleurs, dans un équilibre à trouver ?<br /> Merci pour ces belles réflexions :)
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S
Et bonjour à Elodie aussi bien sûr ! :)
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S
Ma belle Nathalie, ton article résonne en moi à un moment où j'en ai terriblement besoin. J'ai un rythme pas possible entre le travail et l'école, et même si il ne me reste "plus que" 8 mois avant de terminer, je ressens le besoin de lever le pied, de m'écouter et d'être dans l'instant présent. Ton article m'inspire encore plus à prendre la vie côté "slow" ! Le slow cosmétique et la slow fashion j'en suis encore loin, mais la slow food je maîtrise ! des bisous ♥
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E
Hello ! <br /> <br /> Slow cosmétique et slow fashion je maîtrise à peu près, le reste j'ai du maaaal à ralentiiiiiiiiir ! un jour ça va venir haha :) <br /> <br /> Merci pour ce bel article complet!
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C
bonjour, comment vas tu? merci pour cet article intéressant et très complet. difficile de cocher toutes les cases, d'autant plus dans cette période de crise financière générale (on ne va pas se voiler la face, je connais pas mal de personnes qui n'arrivent même plus à manger décemment!) mais pour ma part, j'essaye de faire de mon mieux. passe un bon jeudi et à bientôt!
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