Slow Life Style !

Trois mots qui interpellent et qui pourtant, résument l’état d’esprit de ce blog, sa ligne éditoriale.

Beaucoup s’interrogent, et m’ont interrogé sur ce terme.

Mais qu’est-ce que la Slow Life ?

Quand ai-je pris conscience de ce besoin de vivre autrement ?

Que m’apporte ce style de vie ?

Autant de questions auxquelles je vais tenter de répondre, afin de mieux vous faire comprendre cette démarche qui est arrivée dans ma vie, notre vie…il y a quelques années maintenant, mais que je connaissais depuis fort longtemps, grâce à mes parents.

 

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Qu’est-ce que la Slow Life ? Ses origines ?

Dans les années 80, en 1986 exactement, un critique gastronomique Italien, Carlo Petrini, n’en peut plus de l’invasion du « fast food » et réagit vivement face à l’ouverture d’un MacDonald à Rome.

Pour contrer cette restauration rapide et la mauvaise alimentation, il créé le mouvement « Slow Food », afin de mettre en avant une cuisine traditionnelle, régionale, et par extension, une agriculture locale et respectueuse de la nature.

De fil en aiguille, le concept « Slow » fédère de nouveaux mouvements : « Slow Tourisme », « Slow Cosmétique ».

Toute une philosophie de vie « Slow », en opposition avec la société actuelle où l’on ne cesse de faire l’apologie de la vitesse, du « rapide », trop souvent assimilés à la performance et à la réussite (ce qui en soi, n’est absolument pas vérifié et porteur de tant de stress).

La Slow Life est donc un mode de vie où l’on se recentre sur le moment présent : ralentir, prendre soin de soi et de son environnement, être bienveillant envers soi-même et...les autres.

Prendre le temps d’apprécier ce que l’on a, préférer la qualité à la quantité…

Revenir à une consommation « raisonnable » et s’éloigner de la surconsommation qui n’apporte que de petits plaisirs « instantanés », rapidement relégués aux oubliettes par un autre « besoin ».

Etre « Slow », c’est également voyager différemment : (re)découvrir le tourisme local, en France.

Cela n’exclut pas totalement de partir parfois à l’étranger, mais plus rarement : je reviendrai plus tard sur le Slow Toutrisme.

 

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Quand ai-je pris conscience de ce besoin de vivre autrement ?

Quand je suis tombée enceinte de ma fille, rien n’a été très simple : à partir du cinquième mois, j’ai dû rester allongée si je ne voulais pas la perdre ou la voir naître beaucoup trop tôt.

Je n’ai pas eu le choix, mais parce-qu’il fallait bien penser à autre chose, sous peine de devenir folle, j’ai commencé à redécouvrir mon amour pour les loisirs créatifs (la peinture, le dessin, le tricot, etc…) que j’avais trop longtemps laissés derrière moi.

La lecture étant restée mon amie depuis le premier jour où j’ai appris à lire, je me suis replongée dans certains ouvrages avec plaisir, m’apportant une paix intérieure et parfois même, quelques matières à réflexions, comme Siddartha (l’histoire de Bouddha), La Prophétie des Andes, et surtout, Sœur Emmanuelle et son livre qui m’a bouleversée : Richesse de la pauvreté.

Ce fut une révélation !

Avec mon mari, nous avons décidé de revoir nos priorités : j’ai refusé mon « énième » renouvellement (je travaillais dans les écoles) et cesser de travailler.

Nous savions que vivre avec un seul salaire impliquerait des « ajustements » de vie, mais cela nous importait peu : nous allions prendre le temps de vivre et de voir grandir notre fille.

Plus tard, nous avons choisi d’aller plus loin encore dans notre démarche : l’appel de la nature se faisait de plus en plus grand pour moi, elle me manquait.

Je voulais mon jardin, mon potager…

…Et nous avons acheté à la campagne !

 

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Que m’apporte ce style de vie ?

Par association d’idées, quand on parle « Slow life », les gens pensent « vie minimaliste », sans confort

C’est un bien triste résumé.

Dans le concept « Slow », on tend vers une vie Zéro Déchets, loin de la surconsommation, mais on vit bien !

Parce-que justement, nous allons à l’essentiel : a-t-on besoin de 50 tops dans son dressing pour être heureux ?

Je ne le pense pas.

Mon armoire est bien moins pleine qu’avant, et pourtant, je porte presque toujours les mêmes « basiques », preuve que le tri était nécessaire, et que je peux donc encore mieux faire !

Nous achetons « moins mais mieux », et croyez-moi, on s’habitue vite.

Nous ne sommes pas malheureux : au contraire, nous apprécions mieux ce que nous avons.

Nous ne roulons pas sur l’or (je ne retire aucun salaire de mon blog pour l’instant, et mon métier d’artisan étant en suspens, c’est zéro rentrée d’argent pour moi ! lol), mais en achetant presque toujours d’occasion, cela nous permet par ailleurs de « dépenser autrement », en partant de temps en temps découvrir notre beau pays, et plus principalement, ce qui est près de chez nous.

Et comme nous partons tous les trois, nous savourons pleinement ce temps passé ensemble.

Car même en vacances, et peut-être même plus encore, nous prenons le temps : l’été dernier, nous avions établi un circuit, grâce à l’Office de Tourisme du Golfe du Morbihan.

Pourtant, nous n’en avons fait que la moitié : un jour nous étions en visite, et le lendemain, nous restions dans le village, le camping, pour profiter des lieux…à pieds, bien entendu !

Etant de nature angoissée, la vie « Slow » m’a permis d’être mieux, de me reconnecter à l’essentiel, à la nature, à savoir apprécier chaque instant, chaque « petits bonheurs »…ne serait-ce pas ça, être heureux ?

Qu’en pensez-vous ?

Prenez-vous le temps d'apprécier chaque instant ?

Prenez-vous le temps...de ralentir ?

Pour l'heure, je vous envoie de gros bisous et vous souhaite un bon week-end...et une très belle semaine.

Je vous remercie de vos commentaires toujours si bienveillants, et je souhaite la bienvenue aux nouveaux abonnés :) <3

Pour relire mon article sur Le Cairn, dans le Golfe du Morbihan, cliquez ==>  ICI

 

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